Arguments

Initiative biodiversité – Pourquoi ?

La population suisse est fière de la nature et des paysages de son pays.

La population suisse aime prendre du bon temps dans un environnement naturel splendide. Tout comme les nombreux touristes qui prennent chaque année leurs vacances en Suisse. Une nature diversifiée et des paysages intacts font partie intégrante de notre identité. Ce sont des sources de bien-être et font partie du capital économique de la Suisse.

En Suisse, la nature va mal.

La Suisse présente une grande biodiversité par rapport à sa surface. Cette richesse s’explique par sa situation géographique au centre de l’Europe et par la variété des milieux naturels due au climat et aux différences d’altitude. Hélas, plus d’un tiers des espèces animales et végétales indigènes sont menacées. Des espèces autrefois fréquentes se raréfient. La proportion de milieux naturels et d’espèces en danger est particulièrement élevée dans les cours eaux et les zones humides. Et le changement climatique accélère encore cette situation.

La Suisse est à la traîne.

La Suisse n’est désormais plus un modèle en matière de protection de la nature. Comparée à d’autres pays de l’OCDE, elle compte le plus grand nombre d’espèces menacées. De plus, seuls 6,2% de la surface de notre pays sont protégés. La Suisse est donc la lanterne rouge.

Il faut plus d’argent pour la nature.

La protection de la nature souffre également d’un manque chronique de financement. Les moyens ne suffisent même pas à entretenir les marais protégés par la Constitution! Impossible dès lors de croire à leur conservation à long terme, alors qu’il s’agit à peine de 2% de la surface nationale. S’agissant d’un instrument avantageux pour lutter contre les conséquences du changement climatique, les retours sur les investissements en faveur de la biodiversité seraient pourtant énormes. Par exemple par la renaturation des zones humides, par des forêts proches de l’état naturel et par le «verdissement» diversifié des zones habitées.

Il faut plus d’espace pour la nature.

En Suisse, un mètre carré de sol est bétonné chaque seconde. Cela fait 10 terrains de football par jour. Les quelque 33’000 espèces animales, 5’000 espèces végétales et 8’000 espèces de champignons n’auront bientôt plus de place du tout. Est-ce vraiment la Suisse que nous voulons laisser à nos enfants?

La nature et le paysage sont sous pression.

Cela fait des années que la législation en matière de protection de la nature, du paysage et du patrimoine bâti subit une grande pression politique. Les exigences de protection de la nature sont le cadet des soucis du monde politique et ne rencontrent aucun écho au Parlement fédéral. Les acquis de la législation en termes de protection de la nature sont compromis au profit d’intérêts à court terme.

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